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4 ans après son acquisition de Jazz magazine, Presseedition.fr fait le point avec son dirigeant, Edouard Rencker

 4 ans après son acquisition de Jazz magazine, Presseedition.fr fait le point avec son dirigeant, Edouard Rencker

Presse Edition 14/02/2018
Le 21 Avril 2014, vous preniez le contrôle, avec un groupe d’amis, de Jazz Magazine. 4 ans après quel bilan tirez-vous de cette acquisition ?
Edouard Rencker : Premièrement beaucoup de plaisir. Non seulement nous avons lancé une nouvelle formule, une politique de Hors-séries, mais également renoué avec la tradition d’organisation de concerts et la production de jeunes artistes. Nous sommes au carrefour du jazz et des musiques connexes. Mais surtout nous avons remis la dynamique du journal en marche.
 
Vous avez fêté récemment le numéro 700 de Jazz Magazine. Comment a-t-il été accueilli par les lecteurs?
Edouard Rencker :  Le numéro 700, qui comprenait, entre autre, une réédition d’interviews rares comme Dizzy Gillespie, Steve Coleman, mais également un des premiers entretiens de Keith Jarret ou encore Juliette Gréco et Georges Perrec (un fou de jazz!) a été une des meilleures ventes de l’année. Nous sommes devenus un magazine «patrimonial» et les lecteurs aiment découvrir les nouveautés mais surtout revivre les moments forts des Grands du Jazz. La seconde meilleurs vente de l’année a été un Hommage à Thélénious Monk qui aurait eu 100 ans!
 
Parlons chiffres. Quelle est aujourd’hui la diffusion de
Jazz Magazine?
Edouard Rencker :  La diffusion payée est aux alentours de 20.000 ex. Nous avons gagné prés de 15% en trois ans. Aujourd’hui, les ventes se sont stabilisées (dans un marché de la presse majoritairement à la baisse), et nous compensons la stagnation des ventes kiosque par le développement des ventes numériques.
 
En 2014, les recettes publicitaires du magazines étaient surtout générées par des marques du milieu de la musique et du jazz. Avez-vous réussi à séduire davantage d’annonceurs

généralistes?
Edouard Rencker : Hélas non. Nous n’avons pas trouvé l’accès aux marques dites «non-captives». Ce qui illustre bien les difficultés du modèle de la presse. Les régies et centrales d’achat, chahutées violemment par les Gafa et notamment Google et Facebook se concentrent sur les très gros tirages et ne «voient» plus dans leurs scopes les acteurs de niches. On ne les intéresse donc pas, même si certains annonceurs pourraient être séduits. Nous avons quand même eu l’appui de BNP-Paribas, notamment car la marque est très impliquée dans la musique dans façon générale.
 
Jazz magazine est-il désormais rentable?

Edouard Rencker : Nous sommes à l’équilibre. Mais revenons de loin. Les pertes lorsque nous avons repris le titre étaient très conséquentes. Le premier objectif était de remettre le titre à l’équilibre.

En 2014 se posait également le problème du vieillissement du lectorat de Jazz Magazine. Peut-on dire qu’aujourd’hui Jazz Magazine a su capter un public plus jeune?
Edouard Rencker : D’une façon plus générale, le public du jazz se rajeunit. je suis frappé, avec bonheur de voir que nous avons , dans les concerts que nous organisons par exemple, de plus en plus de jeunes. C’est également vrai dans les artistes …et dans notre lectorat.

Les versions numériques de la plupart des titres de la presse française connaissent un progression versus leurs versions papier. Qu’en est-il pour Jazz Magazine
Edouard Rencker : Nous suivons la même tendance. Nos ventes numériques, via notamment les différents kiosques mobiles (SFR,Orange et Bouygues Tel) représentent désormais autant que nos ventes kiosques. Nous avons d’ailleurs été parmi les premiers titres musique à figurer dans le kiosque SFR. C’est aujourd’hui un vrai succès. Et la tendance est à la hausse. Si on y ajoute notre propres applications (IOS et Android) et la tendance se poursuit dans la même dynamique, il est probable que les ventes numériques dépasseront les ventes en kiosque cette année.
 
Le 20 janvier dernier a eu lieu la 3e édition du Festival Jazz édition. Quels sont les autres territoires de diversification explorés par Jazz Magazine?
Edouard Rencker :  Nous avons en effet renouer avec la tradition de Jazz Magazine lancée par Franck Ténot il y a des années et relancé un Festival de Jazz. Le succès a été au Rendez-vous : une salle comble et un très beau plateau composé de quatre artistes très différents, du jazz «classique» au jazz plutôt Soul. C’est ça le style Jazz Magazine, une ouverture vers une grande variété de registres.
Nous organiseront par ailleurs cette année plus d’une dizaine de concerts, l’essentiel en partenariat avec le Bal Blomet, une très belle salle parisienne refaite à neuf l’an dernier mais également au New-Morning.
Par ailleurs, nous travaillons à ouvrir nos archives (qui sont exceptionnelles) et avons comme objectif de mettre en ligne, en 2018, une galerie photo de nos plus beaux clichés. Notre fond photo est un des plus importants d’Europe (sur le jazz) et nous avons des merveilles, dont des photos d’Ella Fitzgerald avec Cocteau, une des derniers photos de Thénénious Monk, des Miles Davis rares etc...
 


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