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Avis d’Expert : Le webdesign : c’est du joli ? par Anaëlle Thomas Intégratrice éditoriale AKOA


Presse Edition 13/09/2017
Ce devis me parait un peu cher, juste pour changer trois couleurs…’ Si cette affirmation de votre client vous semble familière, c’est que vous aussi subissez quelques idées reçues concernant le design appliqué au web. Est-il nécessaire de le rappeler? Non, le design ne consiste pas simplement à plaquer un bel habillage sur du contenu… La démarche du designer va beaucoup plus loin : il s’agit avant tout de concevoir un univers qui saura répondre à un besoin et correspondre à l’attente des utilisateurs.

La laideur se vend mal mais ne constitue pas un obstacle au succès non plus
Historiquement et étymologiquement («dess(e)in»= but, projet, objectif), le design peut en effet se définir comme une esthétique appliquée à la recherche de formes nouvelles adaptées à leur fonction. Si, selon Raymond Loewy, un des pionniers du design industriel, “la laideur se vend mal”, il se trouve que parfois elle ne constitue pas un obstacle au succès non plus… Quand on étudie le site leboncoin.fr, qui n’est pas vraiment “glamour”, on peut se demander pourquoi ce site fonctionne aussi bien… Ne serait-ce pas tout simplement parce que son design est, justement, une réponse adaptée aux besoins de sa cible? Quoi de mieux en effet qu’une esthétique “cheap” pour proposer des bonnes affaires?

Pourquoi le design ne doit-il pas se résumer à “faire du beau” ou à suivre aveuglément la tendance du moment?

La réponse en 4 points
1) La qualité de la forme induit la qualité du fond
2) L’esthétique d’un site web est garante de l’image de son propriétaire.
Il suffit d’une seconde au visiteur pour se faire une idée de la fiabilité d’un site : la hiérarchie et la structure des contenus, mis en exergue par une mise en page maîtrisée concourent à apporter de la crédibilité. La confiance du visiteur s’en trouve ainsi renforcée, ce qui n’est pas à négliger dans le cadre d’un e-commerce par exemple.
3) On ne conçoit pas pour “tout le monde”
La conception graphique d’un site ne saurait se résumer à un “Ah non, je déteste le jaune”… Elle doit répondre à des critères de cible. A qui s’adresse le site?

A titre d’exemple, on voit mal le logo de Leader Price au service d’une marque de luxe… Avec sa couleur très voyante et ses lettres capitales, il a surtout pour vocation d’attirer le plus grand nombre et véhicule une image “low-cost”.


OK.jpgLa version “Luxe” du logo pourrait se présenter ainsi et n’attirerait absolument pas le même public…

4) Le design doit donc mettre sa puissance évocatrice au service du site internet, pour attirer la cible visée par le service ou le produit proposé. Et quel meilleur outil pour communiquer de manière directe que le graphisme?


Parler directement au cœur
Ne dit-on pas qu’une image vaut mieux que mille mots? L’immédiateté du graphisme en fait un atout important dans la relation que propose un site web à son visiteur. De fait, les formes et les couleurs véhiculent des valeurs par leur connotation même. Le traitement des images, de la charte chromatique et des typographies recèlent une sémantique que l’internaute perçoit spontanément, de manière inconsciente.
Entre autres facteurs, dans le cadre d’un site “typo first” par exemple, une marque souhaitant évoquer une image de sérieux, de luxe et de tradition préfèrera utiliser une typographie de type “serif” (avec empattement) pour l’élégance de ses pleins et déliés, là où une marque tournée vers la modernité choisira plutôt une typographie de type “sans serif” (lettres bâton).
Selon Aaron Walter, “le design a une forte influence sur l’engagement émotionnel et l’utilisabilité” : pour mener sa mission à bien, le designer doit maîtriser le langage véhiculé par ses conceptions.

Le design ou l’amélioration de l’expérience utilisateur

Soigner son graphisme, c’est aussi rendre un site web plus pratique pour l’utilisateur, en répondant à des exigences en matière d’ergonomie, de lisibilité et de rapidité d’affichage.
Le design des icônes (pour l’intuitivité) ou le choix de la typographie et de sa taille (pour l’intelligibilité) peuvent influencer grandement la praticité d’un site web.
De même, afin de remettre l’utilisateur au centre des projets, le design a une place importante dans la gestion de ce que l’on appelle les “micro-interactions”. Il s’agit de tous ces comportements qui produisent une rétroaction suite à un clic, augmentant de ce fait l’interactivité avec l’internaute, qui peut en outre visualiser le bon déroulement de son action.
Le design a aussi un grand rôle dans la mise en place du web immersif, ou le désir de faire de la navigation dans un site web, une expérience enrichie pour l’utilisateur. Ici le graphisme se doit de plonger l’internaute dans un univers à part entière et a une vraie carte à jouer.
Bien entendu, là encore, tout dépend de la cible : un site touristique qui accueille des visiteurs curieux et baroudeurs pourra proposer ce type d’expérience, le site de Leclerc Drive, dont les clients sont plus que pressés, ne saurait s’y employer…


Le design d’un site ne se résume donc pas à une simple affaire de goût mais constitue bien un médium au service d’une fonction, d’un message, d’une cible.

 

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 Le site A State of War | State Library of Queensland joue la carte du passé par sa typographie serif et son univers sépia. (Source : Le blog du Webdesign)

 

 

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Le site Riiot Labs est davantage tourné vers la modernité. (Source : Le blog du Webdesign)

 

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 Un exemple de site web immersif : http://www.journaldeborddunconducteur.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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