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SALONS ET EVENEMENTS VIRTUELS : 1e Partie


Presse Édition 04/11/2020

SALONS ET EVENEMENTS VIRTUELS :

1e Partie

 

ÉTAT DES LIEUX ET TEMOIGNAGES


Voici venir le temps des salons virtuels

Qu’ils soient grand public ou btob, depuis le début de la pandémie et du confinement, la liste des salons annulés ou reportés, dont certains plusieurs fois en 6 mois, s’allonge cette année. Comment organisateurs et exposants envisagent-ils  l’avenir et que pensent-ils des salons virtuels? A l’aide d’acteurs du secteur, nous allons essayer d’éclairer nos lecteurs sur la question.

Ce dossier sera publié en quatre volets :
1-  Les Salons virtuels Etat des lieux et témoignages
2- Les Salons Virtuels, mode d’emploi
3- Les événements virtuels dans tous leurs états : événements, festivals, congrés, conférences, conférences de presse, webinars etc.
4- Evénements virtuels, mode d’emploi

Salons virtuels, déjà dans les années 2000

Le concept du salon et du stand virtuels n’est pas nouveau, déjà au début des années 2000 certains organisateurs de salons, et notamment dans le secteur de l’informatique et des nouvelles technologies proposaient aux exposants des stands virtuels et des mix de présenciel et de digital, dit phygital ou hybrides. Décembre 2009, lancement par ABC Salles du premier salon virtuel du Tourisme d’Affaires (SATAE). Le 15 octobre 2012, le premier salon des Franchises voit le jour.

Aujourd’hui, lorsque vous demandez aux dirigeants des principaux organisateurs de salons en France ce qu’ils pensent des salons virtuels, c’est comme si vous proposiez une gousse d’ail à un vampire. Ils s’enfuient au triple galop. Pourtant malgré les réticences d’un grand nombre d’entre eux , certains proposent tout de même aux exposants des versions digitales  de leurs événements. C’est le cas notamment  de trois  salons virtuels qui ont vu le jour cet été :  le Salon virtuel des études supérieures et le Salon de l’habitat, manifestations grand public et les salons b to b, Global industrie et de Proptech, événement 100% Digital dédié aux innovations dans l'immobilier, qui sera en ligne les 4 et 5 novembre prochains, et dont les responsables ont bien voulu nous expliquer les raisons de leur choix.

Comment la pandémie a impacté le secteur de l’événementiel ?
La pandémie et les moyens techniques matures aujourd’hui, ont accéléré le recours aux événements virtuels.  Alors comment la covid19 a impacté l’industrie des événements et accéléré le recours au numérique et quel est le futur des événements.


C’est justement ce à quoi l’étude Rapport : Le futur des événements, Comment le Covid-19 impacte l’industrie des événements , réalisée par Lyyti, une plateforme de gestion d’événement, tente de répondre. «Nous voulions savoir comment d’autres entreprises, qui organisent également des événements B to B, font face à la situation actuelle. C’est peut-être l’une des industries qui a connu les changements les plus radicaux dans sa façon de fonctionner. La montée en puissance de l’ère de la numérisation : les réseaux sociaux, le Big Data et les outils en ligne ont modifié l’industrie, mais n'ont pas remplacé le besoin des gens d'interagir en face à face – c'est même plutôt l'inverse. Avec l'aide de Lyyti, nous avons voulu contribuer en recueillant des informations utiles auprès des professionnels de l'événementiel, et par la suite fournir l'information comme des lignes directrices précieuses lors de la création d'événements en cette période difficile» explique  Morgane Paternoster, Experte en stratégie événementielle, manager des équipes pré-sales chez Lyyti.

Les salons virtuels devraient-ils perdurer à la fin de la crise sanitaire ?

Laissons là encore la réponse à Lyyti.
L’avenir des événements est présent et une certaine demande de planification d’événements pour la dernière partie de l’année 2020 est à prévoir. Alors le problème ne sera pas si les événements peuvent être organisés, il sera quand et où pour l’organisateur et lequel(s) choisira le participant. Le monde va revenir au bon vieux modèle de l’offre et de la demande” (Extrait de la Conclusion du rapport Le futur des évènements)

Les salons virtuels, un phénomène conjoncturel, éphémère ou
durable ?
One shot ou tendance lourde, là encore les avis sont partagés.
Les salons virtuels, un phénomène conjoncturel, éphémère ou durable?  Pour Tristan Verdier, CEO de Eventmaker, " Globalement les entreprises ont annulé leurs événements pendant 6 mois. ils se rendent compte aujourd’hui qu’ils ont besoin de communiquer et tout le monde ne parle plus que de digitalisation. Les salons ne l’ont  fait que rarement. Certains essaient de passer au digital sans grand succès. Le modèle dominant pour eux n’est pas le modèle digital. Ils annulent, ils reportent et sont assez solides financièrement pour passer cette période difficile avec l’aide du gouvernement. Remettre tout à plat, c’est compliqué! Et pourtant si on regarde ce qui se passe aux Etats-Unis, c’est ce à quoi nous assistons aujourd’hui  en France et en Europe. Dans l’hexagone, certaines sociétés ont lancé des salons 100% digitaux, modèles pure players, entièrement en ligne et qui fonctionnent très bien ”. 
 
Avantages et inconvénients des salons virtuels
Le premier avantage d’un salon virtuel est selon Grégoire Cusinberche, responsable du salon de l’habitat, chez Centre France Evénements “de pouvoir toucher des visiteurs qui ne se seraient pas nécessairement déplacés sur un salon physique, notamment les jeunes actifs qui sont habitués à faire leurs recherches sur le net et des personnes à mobilité réduite ou en situation de handicap. Le second avantage est de pouvoir, grâce aux campagnes de promotion sur les réseaux sociaux, cibler plus finement les visiteurs potentiels. Cela permet d’engager des dépenses de promotion moins élevées et plus efficaces en terme de ROI".

Quand à Sébastien Mercier, Directeur du développent de l’Etudiant

Le Salon virtuel de l’Etudiant  vient remplacer un salon francilien destiné aux jeunes encore à la recherche d’une formation pour la rentrée. En le passant en mode virtuel, nous avons l’avantage de pouvoir proposer ce salon à des jeunes de tout le territoire. C’est la même chose du côté des établissements : le salon n’est pas exclusivement ouvert à des établissements franciliens.   Le mode virtuel offre une grande souplesse. Le salon sera ouvert 24h/24, avec des créneaux horaires pour échanger en direct avec les exposants, près de 150 écoles et entreprises. les jeunes auront la possibilité de prendre rendez-vous avec des représentant d’établissements, les conférences seront accessibles en live mais aussi en replay. Le mode virtuel offre une souplesse. Le salon sera ouvert 24h/24, avec des créneaux horaires pour échanger en direct avec les exposants, près de 150 écoles et entreprises. les jeunes auront la possibilité de prendre rendez-vous avec des représentant d’établissements...  “.

Quels sont les avantages des salons virtuels en terme de

visitorat ?

Martin Capdeviole, responsable Communication/Marketing du Salon Global Industrie est convaincu que “Le principal avantage est de pouvoir suivre le salon de n’importe où..via un ordinateur, une tablette ou un téléphone mobile. Et bien sur, ça n’engage aucun frais”.

Côté inconvénients

«le salon virtuel ne permet pas de concrétisation pendant la durée de la manifestation. En effet lorsque des gens veulent se faire construire une maison par exemple, ils voudront rencontrer physiquement le constructeur pour se faire une idée plus précise de l’entreprise. Le distanciel ne permet pas de percevoir réellement la communication non verbale» nous explique Grégoire Cusinberche du salon de l’habitat.

Pour résumer, le salon virtuel permet, à moindre frais pour l’organisateur, de prolonger l’événement dans le temps et de garder le contact avec les visiteurs virtuels,  d’offrir la possibilité d’assister à distance à des conférences et des workshops, disponibles par la suite en replay ; pour l’exposant de prendre des rendez-vous, de se constituer des fichiers de prospects, etc., charge à lui de proposer des séances de présentations de produit, des tutoriaux, des ateliers..., etc.
Mais, revers de la médaille, les organisateurs de salons voient leurs chiffres d’affaires baisser drastiquement, le prix de vente moyen d’’un stand virtuel étant beaucoup moins élevé qu’un stand physique.
Par ailleurs, en France où 5,9 millions de stands sont montés et 1200 foires et salons sont organisés chaque année, les dègats financiers collatéraux sont énormes pour la filière et notamment pour l’ensemble des corps de métiers qui travaillent pour les salons : Billetterie Concepteurs et installateurs de stands, imprimeurs numériques, installateurs d’expositions, fleuristes, gardiennage,  hôtesses, location de mobilier,  restaurateurs, services de nettoyage, services de sécurité, traiteurs, transport et logistique....Quelques 120000 emplois annuels sont créés pour les foires, salons et congrés ( source : Unimev)

Un manque à gagner considérable pour les organisateurs et les partenaires des foires et salons
On aura bien compris pourquoi les organisateurs de salons ne sont pas vraiment chauds pour se lancer dans le 100% digital! Question économique ? Pas que, si on en croit un prestataire de services du secteurs  “C’est probablement générationnel“.
Nous ne sommes pas très favorables à la mutation des événements physiques en digital. Et d’ailleurs nous pensons que ce phénomène est passager et n’est dû qu’à cette période de pandémie" nous confirme un responsable d’une association du secteur de l’événementiel qui dit s’exprimer à titre personnel et tient à garder l’anonymat.

Globalement les dégats financiers sont considérables pour la filière.  Sur un chiffre d’affaires global annuel de la filière estimé à 10 milliards d’euros, le secteur aurait subi un manque à gagner de 8 milliards d’euros, soit 80% de son chiffre d’affaires 2019.

L’émergence des événements hybrides
Pour un grand nombre d’intervenants du monde des salons, la solution idéale reste l’hybridation des événements, c’est dire un mix de présenciel et de distanciel.  Là encore, la formule est loin d’être nouvelle, car elle se pratiquait déjà depuis quelques années, surtout dans les salons professionnels ou les visiteurs connectés pouvaient notamment assister à des conférences, des ateliers, des présentations de produits. Mais aujourd’hui crise sanitaire oblige, ces formules tendent à se multiplier. Alors mixité, le Salon des Entrepreneurs Marseille Provence-Alpes-Côte d’azur, laisse le choix aux visiteurs “Sur la place ou en ligne. C’est au choix!”. Produrable, le salon des Actes & des Solutions pour l’Economie Durable, qui avait maintenu son édition physique les 7 et 8 septembre 2020 et avait accueilli 8.300 professionnels vs 8.650 en 2019 affichait plus de 1.000 heures de visionnages des conférences en ligne.

Ils sont passés au tout digital, ou en version audiovisuelle

Parmi les quelques  organisateurs de manifestation qui ont préféré remplacer leur salon physique par du digital au lieu de l’annuler  : Septembre 2020, Maison&Objet propose, une Digital Fair. Euronaval, le mondial du naval de défense,  du 19 au 25 octobre 2020 (SOGENA - Société d’Organisation et de Gestion d’Evènements Navals- société, filiale du GICAN – Groupement des Industries de Construction et Activités Navales)  devient Euronaval-Online.

Le Satis, novembre 2020, devient La Satis TV et propose 5 jours de direct avec la première chaîne événementielle du secteur.

C’est le cas également des salons La Presse au Futur et All for Content, dirigés par Dorothée Thuot, qui devaient se dérouler les 2 et 3 février 2021, et qui passent selon  un communiqué de presse de la société DotEvents du 29 octobre dernier, en version 100% digitale. Proche de ses clients et partenaires, DotEvents a souhaité s’adapter pour offrir aux exposants et visiteurs l’opportunité de se rencontrer et d’échanger dans un format digital inédit. «Nous allons repenser l’organisation de La Presse au Futur et d’All for Content afin que l’échange, le business et l’interactivité entre les acteurs des salons soient au rendez-vous et que ce format digital soit une nouvelle opportunité de rencontres pour tous » déclare Dorothée Thuot. Une version physique allégée complètera la version digitale à la fin du 1er semestre 2021 dès que la situation sanitaire le permettra.
*La Presse au Futur est le seul salon professionnel consacré à la presse en France.
*All for Content Crée en 2018, c’est le seul salon en France à se consacrer exclusivement au contenu de marques.

Ils ont préféré annuler et reporter
Mais tous les salons ne s’adaptent pas au virtuel. Bloqués par la jauge des 5000 visiteurs, nombreux sont les organisateurs de foires et salons qui ont préféré annuler leur édition 2020 et la reporter pour 2021 : c’est le cas, et la liste n’est pas exhaustive : de la Foire de Paris (Comexposium), prévue au mois d’avril de la FIAC ( Reed Expositions France ), prévue au mois d’octobre, , de l’édition 2021du  Salon de l’agriculture ( Comexposium ) prévue en février 2021, annulée. Et la liste des salons annulés ou reportés qu’ils soient grand public ou professionnels s’allonge de jour en jour  : Foire agricole de Châlon-en-Champagne, Workspace Expo, IFM Top Resa, Le Grand Pavois de la Rochelle, le Salon de la photo, la 6èmeédition du Salon International des Métiers d’Art, du 13 au 15 novembre 2020, One To One Digital Biarritz ; la 7ème édition de Paréidole, salon international du dessin contemporain à Marseille, le salon du Trading, de All4Pack... etc.

INTERVIEWS


Gre_goire_CusinbercheOK.jpgQuestions à Grégoire Cusinberche,

directeur de Centre France Evénements


Centre France Événements a fermé le 6 juin dernier son salon virtuel de l’habitat. Quel bilan dressez-vous de cette première édition en virtuel?
Grégoire Cusinberche : Nous tirons de cette expérience nouvelle un bilan positif. Outre les aspects financiers, la mise en place de ce salon virtuel nous a permis de construire un début de courbe d’expérience sur le sujet. Le visitorat a été un peu plus faible que ce que nous avions escompté mais la qualité des contacts recueillis par les exposants était très bonne. Les personnes avaient des vrais projets concrets.

Quelle est la nature de l’offre que vous proposez aux exposants virtuels et quels sont les coûts de ces prestations?
Grégoire Cusinberche : Pour cette édition virtuelle du salon de l’Habitat de Clermont, nous avons eu très peu de temps pour le préparer aussi nous avons proposé aux exposants un pack classique avec un stand décoré aux couleurs des marques et un pack premium qui comprenait outre le stand des prestations de mise en avant du stand de l’exposant auprès de l’audience. Nous avons établi un tarif de 500 € HT pour les stands classiques et 800 €HT pour les stands premium.

Est-ce un one shot ou pensez-vous développer les salons virtuels pourd’autres manifestations que vous organisez. Si oui

Lesquelles?
Grégoire Cusinberche : Nous avons une réflexion de fond chez Centre France Événements pour hybrider nos événements avec une composante digitale beaucoup plus forte. Cette première expérience nous a permis de nous faire la main sur le concept. Nous sommes arrivés à la conclusion qu’une telle offre pourrait être complétement complémentaire à la tenue physique de l’événement, notamment pour étendre les horaires d’ouverture. Le salon physique ferme à 19H, après cette heure-là le salon virtuel peut prendre le relai pour les personnes qui travaillent. En ouvrant le salon virtuel quelques jours avant le salon physique, cela permettra aux visiteurs de faire le tour des exposants présents et préparer leur venue en fixant des rendez-vous avec les conseillers qui seront présents sur le stand. Enfin nous cherchons comme précisé précédemment à aller à la rencontre de publics qui ne peuvent pas se déplacer physiquement sur les événements. C’est quelque part notre rôle en tant que Groupe de presse quotidienne régionale d’assurer ce lien.

De quels moyens techniques disposez-vous en interne ou en externe pour  la production de ce salon?

Grégoire Cusinberche : Un salon virtuel repose sur une plateforme technologique importante permettant d’assurer des multiples sessions de tchat ou de visio en simultanée. Intégrer cette solution en interne n’aurait pas beaucoup de sens surtout que face à la situation sanitaire de nouvelles solutions technologiques émergent et qu’il faut se laisser la liberté de tester demain d’autres plateformes.

Quelle est la politique du groupe dans ce domaine et existe-t-il d’autres salons virtuels organisés par votre groupe?
Grégoire Cusinberche : Nous sommes effectivement en phase de réflexion pour intégrer cette solution sur d’autres salons que nous organisons qui portent sur d’autres thématiques. Toutefois nous souhaitons nous poser la question, au cas par cas, de l’utilité et de la valeur ajoutée apportée par un salon virtuel sur chacune des thématiques. Nous travaillons en parallèle sur la manière de produire du contenu en lien avec le salon et le diffuser sur les plateformes de réseaux sociaux grâce au live streaming.

A propos de Centre France Evénements
Centre France Événements est spécialisée depuis 1996 dans l'organisation de salons grand public ou professionnels. Avec une trentaine de manifestations annuelles à son actif, Centre France Événements a développé un réel savoir-faire en matière événementielle qui lui permet également d'organiser des événements pour le compte du groupe ou d'autres entreprises. En outre, sa filiale Centre France Parc Expo gère le site d'Auxerrexpo, accueillant et organisant des événements dans la préfecture de l'Yonne.
Website : www.centrefrance-evenements.com

Le Salon de l'habitat de Clermont-Ferrand :

Le salon de l’habitat de Clermont-Ferrand s'est déroulé exceptionnellement en ligne, du 4 au 6 juin 2020. Il s'agissait de la 28e édition. Habituellement, il se déroulait à la Grande Halle d'Auvergne de Clermont-Ferrand : c'est le rendez-vous incontournable pour tous ceux qui ont des projets à réaliser! Construction, rénovation, aménagement, énergies nouvelles, décoration et bien plus encore...

Grégoire CUSINBERCHE
Directeur événementiel puis directeur marketing pour le groupe Jeune Afrique Média, Grégoire CUSINBERCHE a conçu et organisé de nombreux forums économiques internationaux en développant l’activité événementielle du groupe Média. Originaire du Cantal, passionné de théâtre et de photographie, il est également titulaire d’une licence de pilote d’avion. Il est directeur du pôle événementiel du groupe Centre France depuis le 26 août 2019.



Se_bastien_MercierOK.jpgQuestions à Sébastien Mercier, Directeur du développement de l’Etudiant


L’Etudiant a lancé en juin son salon virtuel des études supérieures. La pandémie a-t-elle favorisé la mise en place de  ce dispositif ?

Sébastien Mercier : Avec le confinement, nous avons dû reporter six événements prévus en mars et avril au mois de septembre à des dates qui correspondent aux attentes des jeunes. L’Etudiant a toujours su s’adapter et nous avons à cœur de maintenir notre activité événementielle en garantissant la sécurité de tous (visiteurs, exposants, personnel). Nous proposons un salon virtuel du 17 au 20 juin. Avec cet événement nous répondons à une demande de nos clients, écoles et établissements de formation, mais également aux attentes de lycéens et étudiants à une période de l’année scolaire où il reste des choix à faire pour la rentrée.

Quelle est la nature de l’offre que vous proposez aux exposants virtuels et quels sont les coûts de ces prestations ?
Sébastien Mercier : Les exposants peuvent réserver un stand pour toute la durée de l’évènement. Sur cet espace, ils échangent en direct avec les visiteurs, mettent à disposition des vidéos, des presentations, des supports d’information. Ils peuvent également y organiser des conferences privées. Le prix pour ce stand est de 3.500 €. Nous offrons aussi la possiblité d’organiser des conferences inscrites au programme du salon et dans les temps forts. Ces conferences peuvent être en live (avec interaction) ou pré-enregistrées. Ells bénéficient par ailleurs d’un replay pendant tout l’evènement. Le prix d’une conference est de 500 €. Enfin, un Exposant a la possibilité de faire une communication spécifique en amont du salon auprès de tous les visiteurs pré-inscrits mais aussi à l’issue de l’évènement auprès de tous les participants.

Pensez-vous développer les salons virtuels pour d’autres manifestations que vous organisez. Si oui lesquelles?

Sébastien Mercier : L’offre virtuelle nous semble tout à fait complémentaire à notre offre de salons classiques. Nous souhaitons la poursuivre et la développer et la faire cohabiter avec notre offre de salons “classique”. Nous sommes en train de construire un calendrier.
Certains de nos événements thématiques  s’y prêtent totalement comme par exemple «Les Grandes Ecoles», les études à l’étranger, les masters…Cela nous permet de les rendre accessibles à beaucoup plus de jeunes. Nous reprenons notre activité salons dès le mois de septembre et nous adapterons nos salons aux règles sanitaires. Les publics ont besoin d’échanger, de se rencontrer, et nos événements continueront de jouer un rôle d’information et de mise en relation des jeunes et des établissements.

Sébastien Mercier 
Diplômé de l’INSEEC, Sébastien Mercier, 46 ans a débuté sa carrière au sein de l’Etudiant en 1996 en tant que de chef de publicité, puis chef de groupe, avant d’occuper le poste de directeur Commercial adjoint de 2006 à 2014. Depuis 2014, Sébastien Mercier est directeur commercial en charge du développement. L'Etudiant, acteur de référence dans l'organisation d'évènements dédiés à l'orientation, organisait du 17 au 20 juin Derniers, le Salon virtuel des études supérieures, avec ou sans alternance en ligne sur letudiant.fr.
Objectif : permettre aux jeunes de trouver leur formation pour la rentrée 2020, en rencontrant à distance les responsables des établissements qui inscrivent encore, et les entreprises qui recrutent en alternance.


Questions à Martin Capdeviole, responsable Communication/Marketing du Salon Global Industrie


GL-Events a lancé en juin dernier son salon virtuel Global Industrie. La pandémie a-t-elle favorisé la mise en place de  ce dispositif ?
Martin Capdeviole : Je ne dirais pas qu’elle a favorisé le mise en place d’un salon virtuel. En revanche, elle a poussé à l’annulation de notre salon physique qui devait se dérouler en mars 2020.
Nous avons donc rapidement pris la decision de cette alternative afin de proposer un service à nos exposants et visiteurs.

Quels sont les avantages des salons virtuels en terme de

visitorat
Martin Capdeviole : Le principal avantage est de pouvoir suivre le salon de n’importe où..via un ordinateur, une tablette ou un telephone mobile. Et bien sur, ca n’engage aucun frais.

Quelle est la nature de l’offre que vous proposez aux exposants virtuels et quels sont les coûts de ces prestations?

Martin Capdeviole : Global Industrie Connect est uniquement accessible pour les exposants prévus à l’origine sur l’édition 2020 de Global Industrie. Par manquée de temps, nous n’avons pas pu l’ouvrir à davantage de sociétés. La participation à cet événement était donc gratuite pour ces 2.500 Exposants.

Est-ce un one shot ou pensez-vous développer les salons virtuels pour d’autres manifestations que vous organisez. Si oui lesquelles?
Martin Capdeviole : Nous attendons les chiffres finaux et les résultats des enquêtes de satisfaction pour rééllement se positionner là-dessus. Nous pensons en tout cas que cela peut etre un très bon complément à un salon physique.

Quelle est la politique du groupe dans ce domaine et existe-t-il d’autres salons virtuels organisés par votre groupe

Martin Capdeviole : Pour l’instant non.



 

RentOK.jpgQuestions à  Stéphane Scarella, Directeur du Salon RENT

L’équipe de RENT a décidé de reporter le grand rendez-vous physique de la Proptech en France et en Europe, prévu initialement les 4 et 5 novembre aux 31 mars et 1er avril 2021. Et vous annoncez les Proptech Digital Days les 4 et 5 novembre 2020.
Pourquoi avez-vous opté pour cette formule entièrement digitale?


Stéphane Scarella : Nous avions déjà amorcé une hybridation du Label RENT pour cette édition 2020. La situation sanitaire et le confinement ont fait prendre conscience que ces outils d’hybridation, de partage de contenu, de networking et de mises en contact étaient largement rentrés dans l’usage. Rien ne remplacera les événements physiques, on parle bien de complémentarité. Contraints par la situation sanitaire, on ne peut pas faire de présentiel cette année donc acte. Pour autant, faisons de cette contrainte une réelle opportunité, et proposons une expérience, 100% digital, autour du label RENT et d’une marketplace de contenus et de rencontres. On parle d’apprendre à vivre avec le virus et le contexte, donc en milieu hostile ! Le rôle de RENT, au-delà de s’adapter, est bien d’offrir aux acteurs de la proptech des outils et services, nouveaux et innovants, qui puissent leur permettre de continuer à se développer. Une nouvelle expérience dans la chaine de valeur qui doit être prise en compte pour accompagner au mieux l’ensemble de notre écosystème.

Quels moyens techniques avez-vous mis en place pour l’organisation des Proptech Digital Days et à quels prestataires avez-vous fait appel?
Stéphane Scarella : Nous nous appuyons sur nos partenaires Eventmaker et Planexpo qui nous accompagnent dans cette aventure et bien entendu sur la formidable expertise de nos équipes. L’idée est de déployer une plateforme 100% digital avec des contenus vidéos tels des conférences, Workshops, Startups Lab, accessibles en live et en replay à la manière d’une plateforme de streaming. Les visiteurs professionnels pourront, à travers différents parcours qui leur sont dédiés, découvrir les contenus associés et les entreprises qui s’y seront inscrits, ainsi  que tous les outils de networking nécessaires à la génération de leads.

Comment cette décision a-t-elle été accueillie par les exposants et les professionnels du secteur ?
Stéphane Scarella : Après la très belle édition de l’an dernier à la porte de Versailles, plusieurs mois de travail et une grosse attente sur cette huitième édition, reporter un tel rdv a été une décision difficile. Pour autant, elle nous semblait la plus raisonnée et raisonnable. Elle est accueillie de la même manière par  les exposants et partenaires. Ils sont conscients du contexte. L’important pour nous était d’une part de proposer un report avec de la visibilité pour nos exposants, partenaires et visiteurs - ce sera le cas le 31 Mars prochain! Et d’autre part, proposer une alternative crédible en substitution pour les 4 et 5 Novembre avec l’organisation des Proptech Digital Days, 100% en ligne. Deux rendez-vous au lieu d’un pour préparer 2021 en quelque sorte!

Quelle est votre offre aux exposants? Aux visiteurs?
Stéphane Scarella : Les exposants du RENT «physique» : industriels, startups et investisseurs seront tous présents en novembre sur les Proptech Digital Days avec un enrichissement de leur présentation rendue possible par le digital (vidéos, présentations produits, etc). Comme évoqué, les visiteurs auront également la possibilité de s’inscrire dans des parcours dédiés qui seront au nombre de 10 tels que «booster la prise de mandats dans la transaction», «les applications de l’intelligence artificielle dans l’immobilier» ou encore des parcours autour de «l’innovation dans la promotion et l’administration de biens». L’objectif est de créer le tunnel de conversion des visiteurs entre les contenus et les acteurs de la proptech afin de leur générer du lead. Pour les visiteurs (professionnels de l’immobilier , agences, promoteurs, constructeurs, …), l’ accès au site sera entièrement gratuit, pendant deux jours et au-delà, et permettra d’accéder à des workshop, pitchs et conférences en live ou, à leur convenance, en streaming et bien sûr, visiter les contenus des acteurs de la proptech et rentrer en contact avec eux.

Quels sont à votre avis les avantages et les inconvénients d’un salon 100 % digital?

Stephane Scarella : Un rendez-vous 100% digital a des atouts indéniables, chacun aura pu l’éprouver pendant le confinement par exemple !  Il permet d’effacer la distance, d’accueillir un public nombreux et d’être très interactif. Le contenu mis à disposition est très riche et sa consommation se fait au grès des envies et disponibilités, en live ou en replay. Les acteurs présents sur l’évènement peuvent enrichir au fil de l’eau leurs présentations de société, de produits, de démo… En revanche le lien, le contact et l’interaction sont rendus plus difficiles. Il reste à humaniser l’ensemble ; tel est le plus gros challenge. C’est d’ailleurs pour cela que je crois profondément à l’hybridation des évènements tant dans leur conception demain que dans leur consommation. Le présentiel et le 100% digital sont très complémentaires et permettent d’enrichir l’expérience autour du label RENT en l’occurrence qui sera dès lors présent plus souvent dans l’année.

Stéphane Carella
Diplômé d’une Ecole supérieure de gestion, Stéphane Scarella commence sa carrière en 1997, au sein des annonces classées Publiprint en tant que chef de publicité puis chef de groupe.
En 2000, il est nommé au poste de Directeur Général d’Explorimmo.com ; il occupera cette fonction pendant 7 ans. Il devient  ensuite Directeur Délégué Emploi chez Adenclassifieds de septembre 2007 à décembre 2008, avant  de prendre la direction des services immobiliers du groupe. Il supervise alors le développement de l’activité Digital Agency : logiciel Immovision, création de sites web, applications mobiles et référencement. En 2009, Stéphane Scarella occupe le poste de Directeur Délégué Adjoint Immobilier, en charge de la gestion, de l’animation et du développement du business de l’ensemble des activités immobilières print et web de Figaro Classifieds. Il est aujourd'hui Directeur général du Salon RENT et Président de la FF2i (Fédération Française de l'Internet immobilier).

 

A lire le mois prochain :
La 2e partie de notre dossier : Les Salons Virtuels, mode d’emploi