Presse Edition

pub
Recherche

Entretien avec Claude Desbrugères, Directeur général France BeNeLux pour l’ensemble des activités grand public et arts graphiques Eastman Kodak Company

Entretien avec Claude Desbrugères, Directeur général France BeNeLux pour l’ensemble des activités grand public et arts graphiques Eastman Kodak Company

Presse Edition 30/11/2011

Coup de tonnerre dans le monde de la finance, en début de semaine 37, le titre Eastman Kodak chutait de 27% à Wall Street suite à une information selon laquelle le groupe allait utiliser sa ligne de crédit à taux variable de 160 millions de dollars pour pallier à des problèmes de trésorerie. Vendredi 30 septembre dernier, le titre Eastman Kodak dévisse et cote 0,78 dollars à la clôture versus 53,84% suite à une rumeur de faillite du groupe. En cause : un article du Wall Street journal et de l’agence Bloomberg informant que le groupe avait recruté le cabinet d’avocats Jones Day, pour une éventuelle restructuration. Quel impact ont eu ces informations, fondées ou non, pour Kodak sur le marché français des industries graphiques ? Claude Desbrugeres, Directeur Général France BeNeLux, nous rassure sur la situation de Kodak.


Kodak a été sous les feux de l’actualité des médias ces derniers

temps ?
Claude Desbrugères : En effet de nombreux médias ont relayé, souvent de manière erronée ou incomplète, les informations publiées aux Etats-Unis par le Wall Street Journal et l’agence Bloomberg. En premier lieu, le fait qu’ Eastman Kodak utilise sa ligne de crédit de 160 millions de dollars, alors que cela constitue une facilité de crédit que grand nombre d’entreprises utilisent partout à travers le monde. Ce cash est pourtant disponible au sein de Kodak, mais il est réparti dans les différentes filiales de Kodak dans le monde et cela coûterait davantage de le rapatrier plutôt que de recourir à ce crédit révolving.
Ensuite, les rumeurs de faillite et de démantèlement du groupe suite à notre collaboration avec le cabinet international d’avocats Jones Day. Il faut savoir que ce cabinet travaille pour notre entreprise depuis 2003 et qu’il intègre en son sein des spécialistes de la gestion des brevets. Eastman Kodak a dernièrement publié un démenti officiel et légal aux Etats-Unis, confirmant que la société n’était en aucun cas en situation de cessation de paiement. D’ailleurs l’action est depuis remontée.


Les informations de cession de brevets par Kodak sont-elles

fondées ?
Claude Desbrugères : Kodak étudie actuellement les opportunités de revente de certains de ses brevets, quelques 10% de son portefeuille qui en compte 11.000. Cette opération apporterait à notre groupe des liquidités, que des analystes ont estimé à une valeur de 957 millions de dollars.


Quelles sortes de brevets le groupe compte-t-il vendre ?

Claude Desbrugères : Bien évidemment nous n’allons pas céder les brevets dont nous avons besoin, ceux nécessaires à la stratégie et à la croissance de notre entreprise, et notamment ceux utilisés pour nos gammes de produits jet d’encre professionnels ou grand public. Certaines informations font état de cession de brevets concernant la projection laser. En fait, il s’agit de l’univers du cinéma numérique, un secteur dans lequel Kodak ne souhaite pas commercialiser directement ses produits, mais veut conclure des accords de licence avec des entreprises spécialisées.


Comment ont réagi vos clients, vos fournisseurs et vos partenaires ?
Claude Desbrugères : Evidemment toutes ces rumeurs ont généré un certain nombre d’interrogations. Et nous y avons répondu, en expliquant le plus clairement possible la situation. Nos clients et nos fournisseurs nous ont renouvelé leur confiance, car ils ont su faire la part des choses. Quant aux collaborateurs de Kodak France, ils restent concentrés sur l’accompagnement de nos clients et sur l’atteinte de nos objectifs sur cette période importante de la fin d’année.


Sur quels marchés opère Kodak France ?
Claude Desbrugeres : Nous couvrons tous types de produits graphiques et grand public. Côté industries graphiques, Kodak est le seul opérateur sur ce marché à couvrir l’ensemble de la chaîne graphique, du flux de production, en passant par les plaques juqu’aux presses numériques. Nous proposons une gamme complète de CTP , du 4 poses au VLF. Sur le segment plaques, un marché très concurrentiel, nous allons certainement augmenter notre part de marché cette année. Kodak propose également les solutions d’impression numérique avec des presses numériques couleur de production Kodak NexPress ou des presses rotatives jet d’encre Versamark et Prosper pour des segments aussi différents que l’édition de livres, journaux et magazines, que la photo, le marketing direct, le transpromo ou le marketing promotionnel.


Quelle est la situation de la France aujourd’hui ?

Claude Desbrugères : C’est le troisième marché européen pour Kodak, après l’Allemagne et la Grande-Bretagne. Le segment des presses numériques jet d’encre est une technologie d’avenir, mais c’est aujourd’hui un marché émergent pour lequel il nous faut beaucoup investir avant de percevoir un retour sur ces investissements. Nous avons déjà équipé l’imprimerie Sagim avec une presse numérique et nous devrions conclure assez rapidement d’autres contrats avec des clients imprimeurs. Globalement nous sommes confiants pour l’avenir et nous pensons afficher de bons résultats sur toutes nos catégories de solutions d’impression pour l’année 2011.



Claude Desbrugères, 52 ans, est aujourd’hui Directeur Général de Kodak pour l’ensemble des activités Grand Public et Arts Graphiques de Kodak, sur la zone géographique France et Benelux. Les missions de Claude Desbrugères comprennent le développement marketing et commercial des produits et services dans la région France et Benelux. La division Grand Public regroupe tous les produits et services photo grand public et professionnels, tant numériques que traditionnels. Alors que la division Arts Graphiques regroupe les activités pré-presse et impression numérique jet d’encre et électro photographique.
Claude Desbrugères a rejoint la société Kodak en septembre 1991 et a occupé différentes fonctions de ventes, marketing et management avant de prendre le poste de Président Kodak en décembre 2009 et également Directeur européen de la division Document Imaging. Claude Desbrugères est diplômé de l’ESSEC Business School avec une maîtrise Marketing International.







Newsletter

Recevez gratuitement
tous les 15 jours la newsletter
de Presse-Édition

Votre adresse email :



pub