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Environnement :
Questions à Pierre-Yves Bais,
Directeur général du bureau des ventes papier d’UPM


Presse Edition 02/05/2012

Quelles sont les principales actions menées par UPM en termes d’environnement pour l’année 2011 ?

Pierre-Yves Bais : UPM poursuit la mise en place de sa stratégie «Biofore» qui implique un engagement à long terme et l’excellence dans le domaine environnemental. Ainsi, le Groupe s’est fixé des objectifs ambitieux dans cinq domaines de la responsabilité environnementale : les forêts, les produits durables, le climat, l’eau et les déchets. Pour chacun de ces secteurs, UPM s’est engagé à atteindre des résultats concrets d’ici 2020, par exemple en termes de réduction des émissions de CO2 ou de pourcentage d’utilisation de fibres certifiées.


Comment cela se traduit-il pour UPM en France ?
P.-Y. Bais : En France, cela se concrétise par des démarches comme le développement de l’utilisation du transport fluvial, initié il y a maintenant plus de cinq ans, et qui s’étend aujourd’hui à nos trois usines de papier. Ces dispositifs ont un impact positif en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Nos usines viennent par ailleurs de terminer une grande campagne sur les économies d’énergie qui s’est soldée, là aussi, par une diminution des émissions de CO2 et par des gains financiers importants. Aujourd’hui, elles travaillent également sur les impacts sur l’eau.


Le marché est de plus en plus demandeur de papiers certifiés, quelle est la réponse d’UPM à la demande ?

P.-Y. Bais : Nos clients souhaitent effectivement que nous certifiions la provenance de nos fibres, même s’ils communiquent peu sur le sujet. Et la plupart des papiers d’UPM, qu’ils soient fabriqués à partir de fibres vierges ou recyclées, sont certifiés PEFC ou FSC. J’en profite pour rappeler que notre expertise dans ce domaine nous permet d’accompagner nos clients dans leur propre démarche de certification.
La plupart de nos papiers sont par ailleurs porteurs de l’écolabel européen qui garantit que leur production a un faible impact sur l’environnement.



Comment évolue la demande, en termes de produits respectueux de l’environnement, sur les principaux marchés sur lesquels vous

opérez ?
P.-Y. Bais : Les éditeurs de quotidiens, qui impriment 90% de leurs journaux sur du papier recyclé, ne revendiquent, paradoxalement, quasiment aucune marque de certification et font rarement mention de l’origine de la fibre qu’ils utilisent. Pourtant, c’est aujourd’hui un fait : le papier journal, qu’il soit standard ou de couleur, est un papier recyclé.
Pour la presse magazine, nous constatons une réelle augmentation de la demande en papier d’origine certifiée. Cela va dans le sens de la démarche des organisations professionnelles du secteur qui, depuis de nombreuses années, n’ont eu de cesse d’améliorer l’impact écologique de leurs magazines. En ce qui concerne les imprimés publicitaires de la grande distribution, la démarche a été faite depuis assez longtemps, mais les principaux acteurs du secteur ne communiquent que peu auprès du grand public sur la certification des papiers. En revanche, ce sont le plus souvent des sociétés cotées en bourse qui publient leurs actions au travers de leurs rapports environnementaux.


Qu’en est-il du papier en feuilles ?

P.-Y. Bais : Dans ce secteur, la démarche a été entreprise depuis longtemps par nos clients qui souhaitent commercialiser des papiers certifiés, vendus soit sous notre marque ou sous des marques distributeurs. Le lancement de papiers A4, 100% recyclés, renforce le positionnement d’UPM en tant que producteur de papiers respectueux de l’environnement et répond bien à l’attente actuelle de nos clients.


L’édition suit-elle la même tendance ?
P.-Y. Bais : Pour ce qui est de l’édition de livres, tous nos papiers ont une origine certifiée. Même s’ils ne sont pas toujours prêts à en payer le prix, les éditeurs recherchent toujours des papiers qui puissent s’afficher du point de vue écologique.


Quels nouveaux produits proposez-vous au marché cette année ?
P.-Y. Bais : Depuis 2011, nous avons développé de nouveaux papiers à partir de fibres recyclées. C’est ainsi que nous avons lancé la fabrication de deux nouvelles qualités de ramettes A4 en fibres 100% recyclées produites dans notre usine de Docelles, dans les Vosges. Nous allons poursuivre ce développement pour les papiers pour enveloppes et le preprint.


Comment décidez-vous des nouveaux développements de

produits ?
P.-Y. Bais : Le premier axe de développement est basé sur la recherche. Nous développons par exemple de nouvelles manières d’organiser les fibres dans la feuille. Ceci nous permet d’introduire sur le marché des papiers plus plats, qui prennent des encres un peu différemment, qui pourront sécher à des températures plus basses ... Parallèlement, nos clients nous demandent de leur amener des solutions leur permettant de diminuer leurs budgets de communication ou de publication. Nous proposons par exemple des papiers de plus faibles grammages aux éditeurs de catalogues qui cherchent à diminuer leurs coûts de distribution, car on sait que le coût postal peut représenter jusqu’à 50% de leur prix de revient. Nous offrons aujourd’hui des papiers en 29 g/m2 pour certaines applications marketing, et nous pourrons certainement aller plus bas.


Et pour l’impression numérique et jet d’encre ?

P.-Y. Bais : Aujourd’hui, UPM possède un catalogue papiers assez étendu pour l’impression numérique, le laser et le jet d’encre. Les résultats obtenus avec certaines technologies pour l’impression de quotidiens sont très similaires à ceux qu’on peut obtenir en offset. À terme, l’impression d’un journal en petites quantités pourra ainsi être délocalisée quand le modèle économique sera viable. Les technologies numériques se développent pour des applications qui impliquent un ciblage des consommateurs.


Travaillez-vous sur d’autres innovations ?

P.-Y. Bais
: Effectivement, notre expertise en tant que groupe forestier nous permet de développer de nouveaux biomatériaux.
Je fais référence à nos récents travaux dans le domaine des nano-fibrilles de cellulose, c’est-à-dire des fibres de bois à l’échelle du millième de millimètre. Ces nano-fibrilles ont des caractéristiques mécaniques tout à fait exceptionnelles qui laissent présager d’applications très intéressantes pour le papier et d’autres industries. Nous allons pouvoir repousser les barrières des grammages.


UPM s’est aussi diversifié vers d’autres produits ?
P.-Y. Bais : 2011 a incontestablement été, commercialement parlant, l’année du matériau UPM ProFi. Nos lames de terrasse utilisent des matières premières recyclées, issues de notre production d’étiquettes. Ce succès illustre bien la manière dont UPM conçoit le cycle de vie de ses produits, depuis leur conception, jusqu’à leur recyclage ou valorisation.


Quels sont les projets d’UPM pour 2012 ?
P.-Y. Bais : UPM vient d’annoncer le lancement de la construction, sur le site de Lappeenranta, en Finlande, de la première bioraffinerie au monde qui produira du biodiesel à partir d’une résine issue de la fabrication de pâte à papier. Par rapport à un carburant fossile, cela signifie une diminution des émissions de gaz à effet de serre du transport jusqu’à 80%. C’est une vraie innovation !


Vous organisez depuis quelques années pour vos clients des séminaires et des tables rondes sur l’environnement. Que prévoyez-vous pour 2012 ?

P.-Y. Bais
: Nous allons bien sûr continuer en 2012 nos événements environnementaux, comme nos petits-déjeuners. Pour demeurer le leader dans ce domaine, il faut aussi être créatif, et nous avons déjà quelques idées pour relancer de nouveaux formats. Par ailleurs, nous participerons activement, dans la mesure du possible, aux différentes manifestations organisées par les associations, clubs ou syndicats professionnels. D’une manière générale, nous essayons de trouver de nouveaux canaux de communication qui s’adressent non seulement à nos clients, mais également à un public plus large.



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