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4 Questions à Jean-Claude Pacitto Maître de Conférences, HDR, à l'université Paris-Est Créteil et Rédacteur en Chef Adjoint de la Revue Française du Marketing

4 Questions à Jean-Claude Pacitto Maître de Conférences, HDR, à l'université Paris-Est Créteil et Rédacteur en Chef Adjoint de la Revue Française du Marketing

Presse Edition 08/02/2012

Pourquoi avez-vous renouvelé votre comité de rédaction en Juin dernier ?
Jean-Claude Pacitto : Le renouvellement du comité de rédaction est un processus normal. Dans cette perspective, il ne saurait être interprété comme une volonté de rupture. Le contexte évoluant, surtout dans le domaine du Marketing, nous sommes obligés d’en tenir compte. Nous nous inscrivons certes dans la continuité mais du fait du nouvel environnement (loi d’autonomie des universités entre autre et ses conséquences multiples) nous avons choisi à la fois de renforcer le versant académique de la RFM en même temps que préparer l’avenir en souhaitant développer le versant professionnel de la revue. Cette double préoccupation rencontre les missions originelles de la RFM qui s’est toujours structurée autour de cette double mission.


En termes de contenus, quelles sont les principales améliorations de la revue depuis l’arrivée de ce nouveau comité de rédaction ?
Jean-Claude Pacitto : Nous avons souhaité que le processus de sélection des articles respecte les standards de qualité des meilleures revues. Ce qui signifie d’abord, évidemment, un processus qui garantit l’anonymat et ensuite une exigence forte quant aux articles soumis notamment pour ce qui concerne leur capacité à s’inscrire dans le débat académique (pour ceux plus rattachés à la sphère académique) où à une problématique d’actualité ou qui le sera pour ceux à dominante professionnelle. Comme tout processus d’amélioration, celui-ci s’inscrit dans la durée. On ne décrète pas la qualité, on la construit chaque jour autour d’objectifs clairs en gardant en tête un constat simple : si la RFM a sa propre identité elle évolue dans un contexte concurrentiel exacerbé ces derniers temps par l’évaluation rendue obligatoire du travail des enseignants-chercheurs. Nous devons préserver cette identité mais aussi évoluer de façon à pouvoir constituer un débouché naturel et incontournable pour les enseignants –chercheurs même si comme on l’a vu notre stratégie ne se limite pas au seul aspect recherche académique.


La Revue Française du Marketing rejoint en 2012 le classement très fermé des Revues Scientifiques en Sciences de Gestion établi par le Collège Scientifique de la FNEGE. En quoi consiste ce classement et quel est l’intérêt pour la revue d’une telle reconnaissance ?
Jean-Claude Pacitto : Aujourd’hui et comme on l’a entrevu, l’évaluation des enseignants-chercheurs passe par un référentiel établi par l’AERES qui distingue les publiants des non publiants. Or, pour être publiants, les enseignants-chercheurs doivent publier dans des revues classées. Leur évaluation dépend donc de leur capacité à publier dans des revues classées. Ce nouveau contexte influe grandement sur le choix des enseignants-chercheurs de privilégier les seules revues classées. C’est un processus inéluctable et dans cette perspective, il va de soi que la reconnaissance de notre revue par la FNEGE nous est précieuse et contribuera au travail d’amélioration de la qualité auquel nous nous sommes attelés.


Votre actualité et vos projets ?

Jean-Claude Pacitto : Nous avons de multiples projets en cours que vous découvrirez au fur et à mesure de l’évolution de notre revue. Ce que nous pouvons dévoiler aujourd’hui c’est notre volonté dans un avenir proche de développer une rubrique cas d’entreprises en reliant toujours cette présentation à des préoccupations managériales d’actualité ou à des problématiques plus stables et aussi notre volonté de faire de la RFM une revue de référence pour l’espace francophone, ce qui signifie pour nous tisser des liens toujours plus approfondis avec le monde francophone de façon à diffuser et favoriser des recherches qui ont, de notre point de vue, beaucoup à apporter aux sciences de gestion.