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Pleins feux sur les prix littéraires
Le Grand Prix des Lectrices de Elle

Pleins feux sur les prix littéraires<br>Le Grand Prix des Lectrices de Elle

Presse Edition 26/06/2008

Entretien avec Jacqueline Gérard, Responsable du Grand Prix des Lectrices de Elle depuis 2002.

Quelles ont été les grandes étapes du Grand Prix des lectrices de Elle, depuis sa création en 1970 ?

Jacqueline Gérard : Créé en 1970, le Grand Prix des Lectrices de Ellle est construit à l’envers des autres prix qui voient des professionnels du monde littéraire couronner d’autres professionnels.
Ici, c’est le public qui siège, qui délibère et qui juge. En direct des auteurs aux lectrices. Donner la parole aux femmes qui aiment lire, réunir les écrivains et leur public, Lors de sa création, et pendant 7 ans, il a récompensé exclusivement des romans. A partir de 1977, il a été décerné à deux catégories : un roman et un document, et depuis 2002, il couronne également un policier.

Peut-on cerner l’évolution des goûts des lectrices de Elle depuis cette date ?

Jacqueline Gérard : On note un intérêt pour les nouveaux polars, surtout les thrillers psychologiques et également pour des faits d’actualité.

Quel est mode de fonctionnement du Jury Grand Prix des lectrices de Elle ?
Jacqueline Gérard : Jusqu’en 1992, huit comités de lecture régionaux désignaient dans un premier temps « les livres du mois » et un jury national prenait le relais pour élire les deux grands Prix dans les catégories « roman » et « document ». Aujourd’hui, un seul grand jury élit les trois prix. 8 jurys mensuels de quinze lectrices composent le Grand Jury de cent vingt lectrices. Chaque mois, de septembre à avril, et tour à tour, les huit jurys de quinze lectrices choisissent parmi sept livres (trois romans, deux documents et deux policiers) soumis à leur appréciation par la Rédaction de Elle. Ces lectrices lisent les sept ouvrages, les commentent et les notent (de 0 à 20). La moyenne des notes ainsi obtenue permet de désigner les trois livres du mois,
celui de la catégorie « roman », celui de la catégorie « document »
et celui de la catégorie « policier ». Tout au long de l’année, et au fur et à mesure, l’ensemble des cent vingt lectrices de ce grand jury est amené à lire, commenter par écrit et noter les huit romans,
les huit documents et les huit policiers nommés « Livres du mois ».


Comment sont sélectionnés les ouvrages participant à ce prix ?
Jacqueline Gérard : 56 livres sont sélectionnés par la rédaction, dans la production annuelle. Nous privilégions les jeunes auteurs, les nouveaux talents, les témoignages et faits de société qui nous émeuvent. Et nous répartissons au mieux les maisons d’édition, et comme vous le prouvent les résultats du Prix 2008, nous aimons beaucoup les petits éditeurs indépendants.

De quelles promotions les livres primés par le jury bénéficient-ils ?
Jacqueline Gérard : Nous avons un partenariat à l’année avec Virgin, qui met chaque mois en avant les finalistes, puis les lauréats, grâce à une PLV placée près des caisses. Arte Culture réalise également un portrait des lauréats à l’antenne, et Radio Classique une interview de chacun.

Connaissons-nous les résultats des ventes de ces livres primés ?

Jacqueline Gérard : Le Prix permet de relancer les ventes, ou de faire connaître un auteur, et de servir de tremplin vers le succès (Fred Vargas, Dominique Sylvain, Philippe Grimbert, Philippe Claudel). Les éditeurs réimpriment en général entre 30 000 et 40 000 exemplaires après la proclamation.


Depuis la création du prix quels ont été les meilleures ventes d’ouvrages ?
Jacqueline Gérard : Pour les plus récents, « pars vite et reviens tard » de Fred Vargas, « un secret » de Philippe Grimbert, « le pianiste » de Wladyslaw Szpilman, « Terre des oublis » de Duong Thu Huong, et sans aucun doute « garden of love » de Marcus Malte, le lauréat 2008.