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Daniel Dussausaye s'entretient avec Bertrand Gié, Directeur des Nouveaux Médias du groupe Le Figaro

Daniel Dussausaye s'entretient avec Bertrand Gié, Directeur des Nouveaux Médias du groupe Le Figaro

Presse Edition 02/10/2008

Bertrand Gié, 38 ans, a rejoint le Groupe Figaro en 2006. Il a passé précédemment 10 années au sein de RTL group, ou il a évolué entre diverses missions de Marketing, la création et le développement, en 2000, de la régie Internet IP Interactive, et la direction de RTL Net, filiale interactive du groupe. Bertrand Gié est diplômé de l’ESCEM – ESC Tours.

 

Lorsqu’en 2005, Serge Dassault rachète le Figaro, la nouvelle direction, sous l’impulsion de Francis Morel lance un nouveau plan de développement au sein duquel les activités internet et numérique occupent une place prépondérante. Ils sont alors convaincus qu’il ne saurait y avoir de futur pour le groupe sans stratégie volontariste dans ce domaine. Après avoir été l’adjoint de Frédéric Sitterlé, Bertrand Gié prend sous la responsabilité de Pierre Conte la direction des nouveaux médias en 2007 pour aider le groupe à prendre le virage du numérique.

Quelle est la stratégie du groupe Figaro sur internet ?

Bertrand Gié : Elle tient en trois volets. Une très forte présence dans le domaine des petites annonces, puisque le groupe avait de fortes positions sur le papier. En novembre 2006, la nouvelle direction a créé le groupe Adenclassifieds, une structure de 400 personnes, fruit de la fusion, en juillet 2006, de Cadremploi, Keljob et Explorimmo. Aujourd’hui, nous sommes le numéro un du marché des annonces classées sur internet en France.
Le deuxième volet de notre développement, c’est la création d’un portail Figaro.fr puissant que nous avons relancé en 2006, avec des chaînes, des thématiques fortes, qui sont représentatives des territoires de marques du Figaro .
Nous avons beaucoup travaillé sur la finance et nous avons lancé, l’an dernier, une chaîne qui est généralement classée troisième derrière Boursorama et Les Échos , avec plus de 1 300 000 VU. Autre lancement, une chaîne femme correspondant là aussi à la thématique Madame et qui totalise plus d’1million de visiteurs uniques. Et puis, la totalité des contenus produits par le groupe, agrégés sous la marque Figaro. Sans oublier les marques qui gravitent autour du Figaro.fr comme TVMag.com , Sport 24 , et le Journal des Finances . Le troisième volet stratégique du groupe, des développements qui se situent à l’extérieur de la marque Figaro, via le rachat de structures. Ce fut le cas pour Evene , le premier site français dédié à la culture, dont le groupe Figaro a racheté 100% des parts. Mais aussi de Ticketac , un site de billetterie de théâtre en ligne ou d’une prise de participation dans BazarChic , qui est un des leader de la vente privée en France.

Avec des possibilités des ou de rachats ou de prises de participations ?
Bertrand Gié : Absolument. Et ce n’est sans doute pas terminé, car nous allons vraisemblablement procéder à d’autres acquisitions.

Quel est le chiffre d’affaires généré par les nouveaux médias au sein du groupe Figaro ?

Bertrand Gié : Nous gérons à peu près 8 millions de VU sur la totalité de l’activité internetInternet du groupe, soit 1 internaute sur 4 qui passe par l’un des sites du groupe Figaro. Ce qui nous intéresse, c’est la cible « Figaro » CSP+actifs. Aujourd’hui, le Figaro.fr est le premier site d’information en France avec
4 224 000 VU au mois de juillet. Nous avons fait plus que de rattraper notre retard par rapport aux autres acteurs de la presse, notamment Le Monde », Libération , Nouvel Obs . En 2007, les activités numérique du Figaro ont généré 13% du chiffre d’affaires du groupe. Cette année, elles devraient contribuer pour 16 à 17%, l’objectif étant d’arriver ou même de dépasser les 20 % du C.A. d’ici 1 ou 2 ans

Vous vous intéressez de plus en plus au web participatif ?
Bertrand Gié : Nous avons été le premier site d’information français à ouvrir la totalité des articles aux commentaires. Ça a l’air de rien, mais je ne vous cache pas que ça a été une petite révolution, y compris dans la maison, parce que Le Figaro, c’est 180 ans d’existence et pendant 179 ans, la place des commentaires du lecteur se trouvait dans la rubrique “courrier des lecteurs”. Et d’un seul coup, il s’est trouvé propulsé au cœur même du contenu puisque tous les commentaires sont placés juste en dessous de l’article du journaliste. Et cela fonctionne très bien puisque nous collectons pas moins de 100 000 commentaires par mois sur l’ensemble de nos articles. Nous avons également lancé un sondage quotidien “ Figaro oui, Figaro non », et à l’heure où je vous parle nous en sommes par exemple, à 16 000 votes sur la question du jour, ce qui n’est pas mal tout. Le résultat du sondage sera publié dans le journal de demain. Nous avons commencé à organiser une véritable complémentarité avec la version papier du Figaro.

Quellle stratégie déployez-vous en terme de mobilité ?
Bertrand Gié : Nous suivons bien évidement de près l’évolution des technologies dans les domains des mobiles et plus particulièrement des services WAP. Nous sommes pragmatiques en la matière et nous allons là il est le plus urgent d’agir. Pour le moment, il est vrai, nous avons largement privilégié notre développement sur le web. Mais nous n’avons pas pour autant négligé le mobile. Nous offrons des version de nos sites, sur I-mode, en Wap, etc. Nous avons lancé une version Iphone du Figaro.fr début juillet, qui a frôlé les 100 000 visites au mois d’août. Nous avons également decline, cet été, une formule mobile de Sport 24 et lancerons de notresans doute, prochainement, une version mobile de notre ECity-guide , construit autour de la marque Figaroscope. Même si nous y consacrons beaucoup d’attention, Mais nousle mobile n’est pas à ce jour un axe ultra prioritaire n’en faisons pas un axe prioritaire de de notre développement, puisqu’aujourd’hui ce n’est qu’un marché de niche et qu’il n’existe pas encore vraiment de modèle économique.

Le E-paper et les readers ?
Bertrand Gié : Nous sommes présents sur ce type de supports à travers les programmes de tests lancés par Orange et SFR avec cinq quotidiens nationaux. Si les tests s’avèrent concluants, il n’est pas exclu que nous passions au stade de la commercialisation dans un proche avenir.

Pensez-vous déveloper d’autres sites, ouvrir d’autres

thématiques ?
Bertrand Gié : Nous avons ouvert autour de la marque Figaroscope un site ECity-guide parisien, sur lequel sont référencés tous les restaurants, les bars, les boîtes de nuit, les théâtres, etc. Nous travaillons également sur un projet de chaîne automobile.

Avez-vous des projets pour encore améliorer le figaro.fr ?
Bertrand Gié : Nous allons continuer à décliner les fondamentaux, et proposer aux internautes un site Figaro.fr le plus complet possible Nous souhaitons également ouvrir une rubrique communautaire plus aboutie que celle qui existe aujourd’hui, avec plus d’interactivité, de communautarisme, au sens internet du terme. Nous voulons également plus de relations avec les équipes papier du Figaro. Et enfin, toujours plus de vidéos. Nous avons créé un studio vidéo dans les locaux du Figaro. Nous avons lancé avec Orange le Talk , un rendez-vous quotidien, en direct à 18h. Autre direct réalisé depuis ce studio : un point bourse quotidien, fait par les équipes du Journal des Finances, autour de 12h40, avec nos amis d’Orange et en direct sur « Bfm Tv », à 12h40, dans le journal de Ruth dans le journal de Ruth Elkrief, nous réalisons un point sur la bourse, en partenariat avec le Journal des finances .