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Entretien avec Célia Rosentraub,
Directrice générale des Editions Hatier

Entretien avec Célia Rosentraub,<br>Directrice générale des Editions Hatier

Presse Edition 15/12/2010

Quels sont les principaux domaines dans lesquels Hatier

intervient ?
Célia Rosentraub : Nous sommes présents dans le scolaire, le parascolaire et la jeunesse. Au niveau du scolaire, nous sommes dans les premiers éditeurs et occupons la place de leader sur les marchés du parascolaire, devant Hachette et Editis (Nathan et Bordas).


Il y a un an vous avez lancé la première expérience de livres interactifs ?
Célia Rosentraub : En 2009, nous avons publié le premier manuel interactif enrichi. Désormais toutes nos nouveautés collège et lycée sont accompagnées de manuels numériques et notamment de manuels interactifs, à l’usage des enseignants et des élèves. Nous enrichissons les contenus avec des vidéos et diverses fonctionnalités qui permettent aux enseignants d’intégrer dans leurs cours des séquences interactives et aux élèves de réviser et de travailler en toute autonomie.


Quel a été l’accueil du marché ?

Célia Rosentraub : Cela fonctionne plutôt bien. L’an dernier nous avions sorti deux ouvrages dans ce format et cette année quasiment toutes nos nouveautés scolaires secondaires bénéficient de cette innovation. C’est un axe que nous allons continuer de développer au fur et à mesure des remplacements des manuels scolaires.


Les changements de programmes scolaires constituent un événement majeur pour les éditeurs scolaires. Cette année, c’est au tour des lycées qui ont subi un certain retard. Qu’est-ce que cela implique pour Hatier ?
Célia Rosentraub : Il faut rappeler que la production d’un manuel scolaire prend environ 1 an. Pour les lycées, il s’agissait de renouveler l’ensemble des manuels de seconde soumis aux nouveaux programmes. Certains ouvrages de mathématiques et de langues étaient disponibles en temps et en heure, et nous avons donc pu les livrer normalement au mois de mai 2010. Dans les autres disciplines les programmes sont arrivés plus tardivement. Nous les avons reçus en début d’année ce qui nous a contraint à renforcer nos équipes d’auteurs et à travailler plus vite. Grâce aux efforts conjoints des auteurs et des équipes d’Hatier, nous avons donc pu commencer à diffuser des spécimens numériques pour les enseignants pendant l’été et des exemplaires imprimés fin août.


Et le développement du numérique ?

Célia Rosentraub : Le marché progresse très lentement. Pour Hatier, le manuel numérique représente à peine 1% de notre chiffre d’affaires. Tant que les équipements matériels (notamment en matière de vidéo-projection, tableaux numériques) n’auront pas été mis en place et les enseignants formés, ce marché aura du mal à décoller. Néanmoins, il est important d’investir pour se positionner sur ce marché en devenir.

Comment se porte le marché du livre parascolaire sur lequel Hatier occupe la première place ?
Célia Rosentraub : Le marché du  livre parascolaire, est un marché très concurrentiel qui décroît de 3 à 4 % par an et qui demande des investissements promotionnels assez soutenus. Il y a évidemment une prime aux nouveautés et nous en publions environ 200 par an.


Vous développez aujourd’hui le département jeunesse ?
Célia Rosentraub : Le développement du livre jeunesse nous a permis d’opérer une diversification face à un marché du parascolaire fort encombré. L’idée c’est de prendre le relais à la fois sur des activités complémentaires, de développer la présence sur le numérique, le mobile et internet comme par exemple avec des applications présentes sur l’App Store comme Annabac et Bescherelle. Nous avons également été le premier éditeur jeunesse présent sur Ipad avec une application de lecture. Nous avons trois points forts en jeunesse : la fiction, avec Hatier Poche, l’éveil, pour les tout-petits avec des formats innovants et des livres-activités, qui proposent une large gamme de coffrets et livres-objets. La spécificité d’Hatier Jeunesse est d’apporter une dimension éducative dans tous ses ouvrages.


En 2010, vous avez coédité une collection sur l’Histoire des arts, avec le Musée du Louvre. Quels sont les termes de ce partenariat ?
Célia Rosentraub : L’histoire des arts s’est introduite de manière généralisée dans les programmes du primaire et du secondaire. Nous avons souhaité trouver notre place dans ce domaine en nouant notamment un partenariat avec le Musée du Louvre. Nous avons donc réalisé, en coédition, des mallettes pédagogiques, composées de fiches, de posters et d’un cédérom pour la vidéo-projection ainsi qu’un ouvrage de référence à destination des enseignants. D’autres projets devraient voir le jour dans un proche avenir.


Les Editions Hatier en chiffres
• CA 2009 : 61 636 euros (HT).
• Effectifs : 120
• Domaines abordés : scolaire, parascolaire, jeunesse, pédagogie
• Nombre d’ouvrages au catalogue : environ 2 500
• Nombre d’ouvrages programmés pour 2011 : 400


Les Editions Hatier publient des ouvrages scolaires sur tous les niveaux de l’enseignement général avec les collections Cap Maths, Magellan, Rives Bleues… et des ouvrages parascolaires tels que le Bescherelle, Prépabac, Annabac, Profil, ainsi que des ouvrages jeunesse : Hatier Poche, Tout Mousse, Balthazar. Les Editions Hatier proposent également depuis de nombreuses années une offre plurimédia avec des manuels interactifs, des cédéroms et des sites accompagnant tous ses ouvrages.

Après un début de carrière chez Henkel Célia Rosentraub est entrée aux Editions Atlas en 1995 où elle a exercé diverses fonctions et en dernier lieu celle de Directrice de l’activité vente par correspondance France. Elle est diplômée de l’Ecole Supérieure de Commerce de Paris, promotion 1993.


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