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Entretien avec Emmanuel Lecoq,
Président de Sélection du Reader’s Digest

Entretien avec Emmanuel Lecoq,<br>Président de Sélection du Reader’s Digest

Presse Edition 16/12/2009

Quel est l’impact de la nouvelle formule de Sélection du Reader’s Digest lancée en septembre 2008 ?
Emmanuel Lecoq : La première étape de cette transformation consistait avant tout à se recentrer sur notre métier d’éditeur de magazines et à redynamiser la marque Sélection du Reader’s Digest. À l’époque, nous étions en effet, beaucoup trop encadré par des règles internationales qui s'appuyaient sur le modèle du magazine américain. La nouvelle formule mise en place il y a 2 ans ½ nous a permis de réinventer la forme et le fonds du magazine, tout en préservant l’ADN du titre. En France, nous sommes allés le plus loin possible dans l’adaptation de Sélection au marché français. Nous avons conservé les thématiques fortes du magazine et fait appel à des signatures prestigieuses telles que Anne Roumanoff, Alexandre Jardin, Alain Passard... En nous appuyant également sur des couvertures fortes qui mettent en avant des célébrités qui partagent nos valeurs et portent nos sujets (Carole Bouquet, Johnny Hallyday, Sophie Marceau…). Résultats + 4% de ventes depuis la mise en place de la nouvelle formule et des taux de renouvellement d’abonnements qui ont progressé de 2 a 5%. Après plus de dix ans de baisse consécutive, nous avons ainsi réussi grâce à cette nouvelle formule à stabiliser la diffusion du magazine Sélection.


En juillet 2009, une première dans l’histoire du groupe Sélection du Reader’s Digest, vous lancez Mes meilleures recettes ?

Emmanuel Lecoq : Il paraissait logique que la France soit à l’avant-garde du programme de mondialisation du groupe Sélection du Reader’s Digest notamment pour la thématique cuisine. Ce lancement s’inscrit dans le cadre d’un changement profond de la stratégie de notre groupe. En France, depuis 61 ans, notre activité s’appuyait essentiellement sur la publication du magazine Sélection et l’édition de livres. Nous avons décidé d’enrichir le groupe en capitalisant sur les affinités de nos clients et prospects, en fédérant des communautés de lecteurs ou d’internautes autour de celles-ci et en valorisant ces communautés au travers d’offres publicitaires et de e-commerce. Notre objectif, faire de Mes meilleures recettes le complément print du site allrecipes.fr que nous avons lancé en janvier 2009. Aux Etats-Unis, notre groupe est le premier éditeur de recettes tant en presse que sur Internet. Et nous comptons bien profiter de cette expérience pour réussir notre développement en France.


En juillet 2009, vous avez mis en place 100 000 exemplaires du magazine. Quels étaient à l’époque vos objectifs de ventes ?
Emmanuel Lecoq : Nous souhaitions d’abord tester le marché et nous assurer qu’il était aussi prometteur qu’on le disait. C’est un marché évidemment encombré, mais qui a tout de même enregistré une progression des ventes de + 4 % en 2008. Nous avons vendu 35 % des exemplaires du premier numéro. Cela nous a encouragé à poursuivre l’aventure. Nous venons de publier un numéro spécial fêtes et la périodicité de Mes meilleures recettes devrait s’accélérer progressivement : trimestrielle en 2010 et bimestrielle à l’horizon 2011. C’est une montée en puissance calme et réfléchie.


Et en termes de recettes publicitaires ?
Emmanuel Lecoq : Nous avions 4 annonceurs sur le numéro 1 ainsi que sur le numéro 2. L’objectif étant de se faire connaître du marché afin de figurer dans les budgets 2010 des annonceurs et pouvoir construire avec des partenaires de l’univers du « food » des offres multicanaux print/Web. Nous leur proposons des solutions cross média packagées et cela change tout. C’est une stratégie commerciale qui fonctionne très bien aux États-Unis et que nous essayons d’appliquer sur le marché français.


Des synergies existent-elles avec l’activité édition ?

Emmanuel Lecoq : Nous vendons des livres de cuisine depuis 6 décennies. Notre savoir faire en la matière n’est plus à démontrer. Toutes les recettes qui sont publiées dans nos livres ont été testées. Une partie d’entre elles se retrouvent dans le magazine, celles du magazine sur le site, etc. C’est un cercle vertueux et nous parlons ici de gestion de contenus et non plus de produits print ou numériques. Aujourd’hui, Mes meilleures recettes est surtout vendu en kiosques, mais nous comptons développer les abonnements et cela grâce à notre base clients de 200 000 acheteurs « cooking » et de notre base e-mail de plus d’1 million d’internautes.


Avez-vous d’autres projets de lancements ?

Emmanuel Lecoq : Au printemps prochain, nous mettrons en ligne un site dédié au jardinage www.savoirtoutfaireaujardin.com, son nom étant le titre d’un livre que nous avons vendu à plus de 3 millions d’exemplaires sur le marché français. Sur ce site, nous souhaitons placer le jardinier au cœur du dispositif. Pour accompagner cette opération nous aurons à choisir entre un lancement d’un magazine de jardin ou un partenariat avec un éditeur de magazine spécialisé du marché. L’idée là encore étant de fédérer une communauté, celle des passionnés de jardinage.