PRESSE éDITION 04/03/2009
Luca Venanzi, Directeur fondateur de Edipro sera l’un des 1 350 éditeurs représentés lors de la prochaine Foire du Livre qui se déroulera du 5 au 9 mars prochain à Bruxelles. En tant qu’éditeur indépendant, comment aborde-t-il cet événement ? Quelles sont ses attentes ? Comment un « petit Liégeois » peut-il exister à côté des maisons d’édition arrimées à des grands groupes ? La crise économique et financière a-t-elle un impact auprès des éditeurs ?
Pourquoi aller à la Foire du Livre de Bruxelles ?
Luca Venanzi : Comme maison d’édition indépendante, c’est l’occasion de rencontrer directement nos lecteurs, ce qui n’arrive pas tous les jours. D’un point de vue strictement professionnel, nos distributeurs français nous rendent visite, notre diffuseur belge également. Ce n’est pas ici que je négocie les contrats, mais c’est important d’être présent. Chacun peut visualiser ce que nous éditons. Bref, la Foire est une plate-forme de communication incontournable pour toute la chaîne de l’édition. La Foire est également l’occasion de recevoir des projets de manuscrits.
La crise, vous la ressentez ?
Luca Venanzi : Je ne vais pas dire que non. Mais je dois signaler que notre Maison d’Edition n’a jamais sorti autant de nouveautés. Depuis début 2009, nous avons sorti 10 nouveaux livres et 14 réimpressions. Toutefois j’essaie d’adapter les campagnes de communication dans une optique d’optimalisation des coûts : on fait moins de mailings papiers, mais par contre je travaille en profondeur le marketing vers les clients existants, je joue davantage sur les réseaux, je privilégie les commandes groupées etc.
Concrètement, comment « sortir du lot » et attirer l’attention des
70 000 visiteurs de la Foire ?
Luca Venanzi : Cette année, nous avons fait le choix de partager un stand avec un autre éditeur. A deux, nous avons un espace plus important, et surtout bien placé sur le « circuit » classique de visite. Cela nous permet également d’avoir davantage de personnel sur le stand, car il ne faut pas oublier que la Foire dure 5 journées complètes et que pendant ce temps, la maison d’édition doit continuer à tourner normalement ! Concrètement nous jouons la carte de la vente sur place, avec la possibilité d’acheter directement les ouvrages. C’est un nouvel axe pour nous, car les autres années nous avions privilégié l’information, et pas tellement la vente.
Comment exister dans le marché des livres francophones où 6 000 nouveaux livres sortent chaque mois ?
Luca Venanzi : Notre maison d’édition est positionnée dans une niche pointue, celle des ouvrages pratiques pour les entreprises et les professionnels. Nous sommes la seule maison d’édition belge à occuper cette niche de manière exclusive. Pour 2009, l’objectif est de renforcer l’ancrage en Flandre, et également d’augmenter les ventes à l’exportation, qui s’élèvent actuellement à 7 % du chiffre d’affaires. Nous sommes présents aux grands évènements du secteur, comme la Foire du Livre de Bruxelles, mais aussi les Salons professionnels du Livre de Frankfurt, Paris, Montréal, les Foires de Casa, Tunis et Alger.
Avez-vous sorti des nouveautés spécialement pour la Foire ?
Luca Venanzi : Pour la Foire nous restons bien sûr dans cette ligne éditoriale de livres professionnels, mais en essayant de trouver des thématiques davantage « grand public ». Par exemple, le livre « Enseignant malgré tout », destiné à remonter le moral des profs découragés, ou bien un livre sur la garde alternée, ou encore un ouvrage sur le marketing non-marchand.