Presse Édition 09/06/2010
GOOGLE LIVRES ET LE FUTUR DES BIBLIOTHEQUES NUMERIQUES
Alain Jacquesson, collection “Bibliothèques” aux Éditions du Cercle de la librairie, 2010, 224 pages, 36 €
Google livres a commencé à construire une bibliothèque numérique universelle. Cependant, l'appropriation des contenus publics sans contrepartie soulève aussi de nombreuses controverses. Les auteurs et les éditeurs s'opposent à ce qu'ils considèrent comme une violation du droit d'auteur, tant aux États-Unis qu'en Europe. De nombreuses voix s'élèvent également contre la re-privatisation d'un bien public : le contenu des plus grandes bibliothèques du monde retourne aux mains d'une société privée, pouvant détenir, à terme, un monopole. La taille des index de Google Livres se mesure désormais en milliards d'occurrences de mots. Les éditeurs constatent que le terrain commercial est largement occupé ; avec la numérisation des fonds anciens, Google Livres dispose aujourd'hui de contenus qui peuvent être facilement monétarisés. L'ouvrage relate la genèse de ce projet, sa dimension industrielle, inhabituelle dans le domaine culturel, et détaille ses aspects pratiques, notamment en termes de techniques documentaires. Il analyse de façon objective, mais aussi critique, cette réalisation. Il examine les alternatives à Google Livres.
AU-DELA DE LA PHOTOGRAPHIE
Le nouvel âge
Fred Ritchin, Victoires Éditions, 2010, 199 pages, 24 €
LA PETITE BROCANTE DES MOTS
Bizarreries, curiosités et autres enchantements du français
Thierry Leguay, collection "Le Goût des mots", Points, 2010, 184 pages, 6 €
Il y a ces mots issus du parler régional qui remplissent la bouche de celui qui les prononcent d’une explosion de saveurs presque comparable à celles d’un bouquet d’aromates : avoir les arcanettes ou la frescadette, être une pétronille ou un mouligas, jingouler ou espinoufler disent les gens du Midi… Il y a tous ces mots au sens équivoque dont l’emploi, même dans un contexte très sobre, fait rougir la part en chacun de nous qui-ne-pense-qu’à-ça : branler (qui veut bien entendu dire vaciller, remuer), verge (qui est avant tout synonyme de bâton, tout au plus de fouet) ou piper (qui s’entend comme flatter, à la rigueur tromper)… Il y a ces cris d’animaux que l’imagination même la plus débridée n’oserait parfois pas créer : qui devine sans le savoir que le tigre rauque, l’aigle trompette, le coq coquerique, la mésange zinzimule et que la cigale stridule ? Entre inventaire décalé des bizarreries du dictionnaire et livre-jeu pour tester sa connaissance des subtilités du français, le brocanteur Thierry Leguay guide le lecteur le temps d’une réjouissante flânerie littéraire et linguistique au pays des mots qui font rire et rêver.
LA COMMUNICATION DES ONG HUMANITAIRES
sous la direction de Pascal Dauvin, L'Harmattan, Editions Pepper, 2010, 200 pages, 20 €
Pourquoi la communication est-elle considérée comme "le sale boulot" dans les ONG ? Quelles sont les relations entre les agences publicitaires, les médias et les ONG ? Pourquoi la rhétorique humanitaire fait-elle problème ? Comment évaluer l'opportunité de parler dans l'espace public ? Dix professionnels de la communication témoignent de leurs pratiques et analysent le discours humanitaire au regard de sa professionnalisation, des débats qu'il suscite et de son rapport ambigu au politique.
TROP VITE !
Pourquoi nous sommes prisonniers du court terme
Jean-Louis Servan-Schreiber, illustré par Xavier Gorce, Albin Michel, 2010, 208 pages, 15 €
« Depuis que j’ai compris que le temps nous était compté, donc précieux, je n’ai cessé de l’étudier pour essayer de comprendre son meilleur usage. J’ai écrit L’Art du Temps en 1983, puis Le Nouvel Art du temps en 2000, pour aider mes lecteurs à desserrer l’étreinte des heures et des jours. Aujourd’hui, pendant que les individus ont constamment l’impression de manquer de temps, l’ensemble de nos sociétés souffre du même syndrome. Et les conséquences en sont de plus en plus lourdes. Tout se passe comme si, plus les problèmes deviennent complexes, moins nous disposons collectivement de temps pour y réfléchir et les traiter au mieux. L’urgence de l’action, de la décision, domine l’horizon des dirigeants, comme des citoyens que nous sommes. Il en résulte un nouveau syndrome : le « court-termisme », qui sévit en politique, économie, rythmes de vie, relations aux autres et, plus grave encore, écologie. Pendant l’écriture de Trop vite ! chaque fois que j’évoquais ce court-termisme, mon interlocuteur me disait « Bien sûr, c’est le sujet ! Nous vivons tous comme ça. » Curieusement, personne jusqu’ici ne l’avait traité en tant que tel. Cette enquête et les
témoignages qu’on y trouve, ont pour but d’aider chaque lecteur à prendre conscience de cette spirale périlleuse pour essayer d’en sortir. » Jean-Louis Servan-Schreiber.