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Libre Propos : La clause de cession m’a tuer par Christian Coustal, PDG de Axe Média

 Libre Propos : La clause de cession m’a tuer par Christian Coustal, PDG de Axe Média
Presse Edition 06/03/2016
Le gouvernement dans sa grande sagesse, ambitionne de plafonner les indemnités prud’homales en cas de licenciement. Mais pourquoi ne va-t-il pas jusqu’au bout de sa logique en réformant la clause de cession des journalistes! Jadis protectrice de la liberté journalistique, «sœur jumelle» de la clause conscience, elle est devenue avec le temps, un anachronisme et une bombe à retardement dans les cessions/acquisitions  des sociétés de presse.

Si les grands groupes s’en  accommodent dans un silence assourdissant, car elle est synonyme de plan social déguisé. Elle est devenue pour les petits éditeurs, un fardeau insupportable :
- Disposition exorbitante de droit commun, elle constitue un véritable droit de véto, non motivée, à l’égard de tous repreneurs ;
- Dont le montant indemnitaire, grève, indument les cessions, au profit d’intérêts individuels, contraires à la collectivité des salariés ;
- Et dont la mise en œuvre, fait trop longtemps peser de lourdes incertitudes sur la vie des entreprises.

Ce privilège  handicape les mutations et fait achopper nombres d’opérations. Une nuit du 4 août s’impose. Le législateur comme les organisations professionnelles doivent avoir le courage d’ouvrir ce dossier. La clause de cession doit être amendée dans  le fond comme dans la forme. Cet héritage d’une époque révolue est devenu un luxe insupportable pour des entreprises minées par la crise.