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Libre propos par Jean-Louis Redon, ancien Président du SPMS


Presse Edition 12/10/2016
Le SPMS, Syndicat de la Presse Magazine Spécialisée, vient d’élire notre ami Jean-Louis Girodot à sa présidence, d’une part, parce que sa réputation d’homme de presse n’est plus à faire et qu’il a été longtemps président de ce syndicat, mais d’autre part parce que j’étais frappé par la limite statutaire de deux mandats successifs. Mais le comité directeur m’a demandé de conserver la Vice-Présidence, et surtout la présidence de la commission  vente et diffusion de la FNPS, et c’est à ce titre que je vais vous dire quelques mots aujourd’hui.

Sur la vente au numéro tout d’abord.

Les éditeurs de la FNPS sont très préoccupés par la disparition rapide en centre-ville de points de vente spécialistes de la presse. Ces points de vente, seuls capables de présenter 1.000 à 1.500 titres, disparaissent malgré les efforts récurrents faits par les éditeurs et par l’état.
C’est pourquoi nous avons voté au Conseil Supérieur les 0 points 7 de la dernière tranche du plan de rémunération des marchands, malgré le fait que les économies prévues dans la filière pour financer ces 0 point 7 n’aient pas encore été réalisées.
Je le répète, la sauvegarde des magasins spécialisés, et donc leur meilleure rémunération, reste notre priorité, et puisqu’il ne s’agit pas de pénaliser les éditeurs, il importe donc de façon urgente de retravailler sur la  répartition de la valeur et de baisser ces coûts des niveaux 1 et 2 pour réinjecter la majorité de ces économies dans le niveau 3.
Etrangement, sous prétexte de lutter contre la désertification des centres villes, une étude est en cours pour développer, en partenariat avec les marchands spécialisés, la mise en place de rayons presse  dans les enseignes de magasins alimentaires de proximité qui se développent rapidement sur ces territoires. Il s’agit de présentoirs de 100 titres, pouvant monter parfois à 200, voire 300 titres, dans lesquels la presse spécialisée n’aurait sans doute pas sa place.
La FNPS comprend parfaitement cette stratégie dans les territoires sans points de vente, mais sera attentive à ce que ce développement ne se fasse pas au détriment des magasins spécialistes. Il ne serait pas acceptable que, pour gagner quelques points de vente en centre-ville, on en vienne à étrangler les spécialistes de la presse, comme cela a été le cas pour un certain nombre de Points de vente complémentaires.


Le second point que je voudrais évoquer est l’étude d’un circuit spécifique aux flux froids, pour lequel milite la FNPS et qui permettrait de diminuer sensiblement le coût de distribution de ces titres. Pourtant, la concurrence vive entre les messageries n’a pas encore permis de développer ce service particulier. Alors, dans une phase de réflexion sur le positionnement de chaque messagerie, la FNPS repose le problème dans des termes encore plus simples : Pourquoi ne pas proposer un système où chaque coopérative conserverait ses propres clients, mais où les sociétés de messageries se spécialiseraient l’une sur les flux chauds, l’autre sur les flux froids, dans des schémas logistiques adaptés aux besoins spécifiques de ces titres. En somme, écartons la concurrence frontale et faisons place à la convergence! On peut rêver, mais les marges dégagées permettraient ainsi d’alléger la facture des éditeurs, de mieux rémunérer les diffuseurs et d’enrayer les fermetures de magasins.

Le troisième dossier sur lequel nous avons travaillé concerne la réduction des factures d’affranchissement pour compenser les augmentations postales annoncées à 3% par an hors inflation pour les titres non IPG.
Cette étude qui intéresse principalement les titres à petite diffusion postale, est basée sur la possibilité de constituer des liasses multi-titres pour fédérer les titres «froids» et massifier les envois.
En deux mots, 100 titres ayant en moyenne chacun 10% de liasses facteur décident de router ensemble en liasses multi titres, et le tarif applicable ne sera plus celui de 10% de liasses facteur, mais celui beaucoup moins cher de 50 à 60% de liasses facteur.
La Poste a donné son feu vert à cette possibilité de liasses multi titres, il nous reste à trouver un opérateur pour constituer les liasses. Nous avions travaillé avec l’ancienne équipe dirigeante de MLP sur ce dossier et les contacts se poursuivent avec la nouvelle équipe.

Voilà les dossiers sur lesquels la FNPS a mis l’accent, toujours à la recherche de solutions pour permettre aux éditeurs de presse spécialisée, pour la plupart en flux froids, de survivre en diminuant leurs coûts, mais en faisant vivre les points de vente spécialistes de la presse.

Discours prononcé par Jean-Louis Redon lors de l’ Assemblée générale du SPMS du 30 septembre 2016.



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