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Libre Propos : Restaurons le rôle de la poste dans les envois de livres par Cyril Armange, Editeur, Editions d'Orbestier

Libre Propos : Restaurons le rôle de la poste dans les envois de livres par Cyril Armange, Editeur, Editions d'Orbestier

Presse Edition 30/04/2014

Aujourd’hui (vendredi 25 avril), c’est la journée mondiale du livre et du droit d’auteur. Editeurs, bibliothécaires, libraires mais aussi auteurs, illustrateurs et lecteurs, ce qui suit vous concerne tous. Nous sommes une modeste maison d’édition située à côté de Nantes. Nous effectuons régulièrement des envois de livres par voie postale pour honorer nos commandes mais aussi dans le cadre de nos collaborations avec l’ensemble des acteurs du livre et de la lecture.

Dans sa démarche de valorisation et de préservation de la lecture et de la culture au sens large et tenant compte d’une économie du livre très vulnérable, l’Etat français a mené diverses actions de soutien à la filière du livre, dont certaines bien connues comme la loi du prix unique du livre, d’autres souvent inconnues des professionnels du livre et de l'édition.

Ainsi, La Poste S. A., obligée par l’Etat, a dû proposer un service spécifique pour les éditeurs et libraires appelé «Sacs de livres», permettant d’expédier des colis de livres à des tarifs préférentiels, dans le but de soutenir l’activité des petites et moyennes structures dont les coûts d’envois postaux conséquents alourdissent considérablement les charges. Or, malgré le fait que cette procédure se révèle fastidieuse (dans la préparation des colis mais également l’information auprès des bureaux de poste qui ne connaissent même pas l’existence de cette offre), nous avons, par ce service, envoyé 5 colis au cours des derniers mois. 2 d’entre eux ne sont jamais arrivés à destination malgré le strict respect des consignes et l’adoption de mesures de précautions supplémentaires. La valeur des colis s’élevait donc à plusieurs centaines d’euros.

Nous avons interrogé les services postaux qui disent être profondément désolés de ne rien pouvoir pour nous. Il nous faudrait entamer des procédures de réclamation longues et décourageantes qui semblent de toute façon vouées à l’échec car l’offre des «Sacs de livres» n’inclut pas de suivi numéroté des colis, ni aucune forme d’assurance. En somme, La Poste se fait payer pour un service qu’elle rendra… peut-être, c’est selon ! En tout cas, elle ne peut en aucun cas nous le garantir, à nous de contracter une assurance pour qu’ils fassent leur travail… On marche sur la tête! Quelle autre entreprise se permettrait ça? Et au passage, quid du service public si cher à notre pays?

Le pire est que si on regarde un peu ce qui a pu se dire sur le sujet sur le net, on s’aperçoit que La Poste S. A. met tout en œuvre pour que leurs clients n’utilisent pas ce service (information très difficilement trouvable sur le service, personnels des Postes absolument pas informés, etc.).

Dès lors, quelle est notre solution? Faut-il faire un choix entre l’assurance du service rendu et le prix? Tout en sachant que, même avec un suivi de type Colissimo, l’indemnisation n’est pas garantie à hauteur du préjudice ni automatique. Faut-il renoncer à cette offre de prix mise en place par le gouvernement dans l’intérêt des éditeurs, des libraires et de la diffusion de la culture, parce que le service n’est pas à la hauteur de l’ordre donné par l’Etat?

Ultime solution comme seuls nous ne représentons pas lourd face à La Poste, pousser un coup de gueule (au moins ça nous fera du bien!) et espérer qu’il y aura suffisamment d’écho pour que La Poste S.A. nous entende et améliore son service public!




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